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lundi 16 juin 2014

Cette lettre doit arriver avant le 23 juin! :)


Hello à tous! Demain je vous poste le travail en cours, d'ici là...
Ceux qui ont facebook, vous pouvez y retrouver la page "Je lis de la BD et je veux que les auteurs en vivent" Chers amis lecteurs, amateurs de BD, si vous souhaitez faire quelque chose pour nous aider à interpeler la ministre, lui faire prendre conscience de ce que nous réalisons à travers notre métier, tellement précaire pour nombre d'entre nous... Je vous suggère cette action, expliquée ci dessous. Je compte sur vous!



Une planche, Une lettre, Une ministre, vous invite à écrire à notre  ministre de la culture. Oui, par courrier manuscrit. Dans votre enveloppe, vous glissez donc deux choses. La photocopie d'une planche d'un auteur que vous appréciez tout particulièrement, que vous avez envie de mettre en avant, puis une lettre qui reprend le texte suivant:

"Madame la ministre.
Je suis lecteur de bande dessinée, et je vous écris dans le cadre de l'opération "Une planche Une lettre Une Ministre" lancée via les réseaux sociaux la semaine dernière.
Par la présente, je souhaite vous alerter sur les conditions de travail des auteurs de bande dessinée.
Considérés comme indépendants, ils cumulent tous les inconvénients de ce statut ainsi que ceux des salariés, statut qui est concrètement le leur dans leur relation vis-à-vis de leurs éditeurs.
Mais surtout, je souhaite vous demander d'engager tout le poids de la force publique que vous représentez afin que le RAAP, organisme de collecte et de gestion de retraite complémentaire, ne ponctionne lourdement des travailleurs dont le revenu n'excède pas ou guère le RSA en vue de refinancer une caisse dont la gestion a été nettement questionnée par la Cour des Comptes.
Si les ventes de BD ont généré un chiffre d'affaire de 417 000 000 d'euros en 2013 (Rapport Gilles Ratier ACBD), ce ne sont guère les auteurs qui en touchent les bénéfices.

Je vous prie d'agréer, Madame la Ministre, l'expression de ma haute considération"


Une fois ces deux documents mis sous pli, vous l'envoyez à l'adresse suivante:
Aurélie Filippetti
Ministère de la Culture et de la Communication
Opération Une planche, Une lettre, Une Ministre
3 rue de Valois
75001 Paris

Idéalement, vous faites en sortes que le courrier arrive le 23 Juin, afin que toutes nos lettres arrivent en même temps, histoire de marquer le coup.
Ca nous laisse le temps de nous organiser, et d'inviter encore plus de monde à participer. D'autres actions, rassembleuses de tous les les lecteurs, pourront être réalisées en parallèle.

mardi 10 juin 2014

Lettre ouverte à la ministre


 Un article important aujourd'hui, si vous aimez la bande dessinée, prenez le temps de le lire.

En quelques mots, ma place dans le monde du travail, car eh oui, faire de la bd est bien
un travail. :) Sur une (bonne) année, mon salaire est de 20 000 euros environ.
La sécu (les agessa, pour moi)  prélève 1400 euros. Il me reste 18 600 euros. Divisés par 12, ce qui me fait 1550 euros par mois. Ce qui est plutôt bien. C'est une bonne année. Parfois je gagne beaucoup moins. (Certaines années, je gagne 9000 euros et je ne touche pas de subventions, ni d'aides.)

Dernièrement, l'IRCEC ou encore RAAP, qui est une complémentaire retraite obligatoire,
a décidé que je devrais lui donner 8 % (au lieu de 0,8% habituellement) de ces 20 000 euros. Soit 1600 euros.

Un mois de salaire donc. En moins. Pour une complémentaire obligatoire, qui me fera bénéficier dans 30 ans de... ? 300 à 1000 ? euros par AN.

Tous les auteurs BD français que vous connaissez sont concernés par cette nouvelle mesure, décrétée sans concertation. Il faut savoir que nous cotisons, nous sommes imposés, mais que nous n'avons pas les mêmes protections que les autres travailleurs. Si demain je n'ai pas d'album à faire, je n'ai pas droit au chômage. Je n'ai rien.

Le SNAC (qui est le syndicat national des auteurs et compositeurs) BD a décidé de réagir, soutenu par des centaines d'auteurs BD, y compris moi, bien évidemment, pour discuter de ce % inouï que nous extorque l'IRCEC, aujourd'hui, une lettre part vers la ministre de la Culture. Souhaitons que nous serons entendus et soutenus.